Et oui ! Voici une citation d'un grand maître, Krishnamurti, qui pour moi représente bien l'état que l'on doit adopter pour dessiner :

Lorque, soudain, vous voyez une montagne dans son immensité et sa splendeur, 

avec ses ombres, ses altitudes formidables et ses abîmes, 

qu'en faites-vous ?

Vous ne pouvez que regarder, n'est-ce pas ?

Mais qu'arrive-t-il en général ?

On jette un coup d'oeil, on fait aussitôt remarquer la beauté de la montagne,

et à cause de ces mots on a cessé de voir, on est déjà ailleurs.

Mais si l'on regarde réellement quelque chose, 

la pensée se tait parce qu'on ne porte pas de 

jugement, on ne traduit pas cette vision en termes comparatifs.